Miguel Martinón Poèmes TRACÉS Impromptu Regarde naître la lumière elle vient de la terre des volcans elle jaillit au loin monte bleue de la mer la voilà qui monte monte de la plage autour des palmiers de l'allée jusqu'à l'ombre de la terrasse où tu approches...
Lire la suiteAntonio Colinas LE LIVRE DE LA MANSUÉTUDE JEAN DE LA CROIX SOMMEILLE DANS LA PINÈDE D'ALMOROX D'abord, la fatigue du chemin le terrassa, le brasier du soleil sur les cimes. Ensuite, la pureté de l'air l'éveilla et, entrouvrant les yeux, il vit là-bas,...
Lire la suiteSevero Sarduy (Cuba 1937-1993) DIZAINS Dans la soif et dans son ardeur qui s'apaise, crépusculaire, dans l'immense nuit insulaire, sur moi ton corps en sa tiédeur. Silencieux et spéculaire, le chiffre formé, symétrique, par le regard, la voix le sexe...
Lire la suiteEmilio Prados, Espagne (1896-1962) Poèmes Corps poursuivi (1928-1929) II J'ai fermé ma porte au monde ;ma chair s'est perdue dans le rêve...Je suis resté en moi, magique, invisible,nu comme un aveugle.Jusqu'à l'extrême bord des yeuxje me suis illuminé...
Lire la suiteManuel Padorno, (Las Palmas, Grande Canarie, 1933-2002) Pancanarie Le chien est là en-dessous de la flamme tout au fond du magasin, sous la chaux, audible, il aboie en-dessous, mange du sel, flamboie sous la paille fondue, il lèche l'animal là en bas...
Lire la suiteLuis Cernuda, Espagne (1902-1963) Invocations (1934-1935) La gloire du poète Démon, ô toi mon frère, mon semblable, Je t'ai vu pâlir, suspendu comme la lune du matin, Caché sous un nuage dans le ciel, Parmi les horribles montagnes, Une flamme en guise...
Lire la suiteDEUX TANGOS EL CHOCLO (L'épis de maïs), 1947 Avec ce tango qu'est gouailleur, gouape et crâneur les ambitions de mon faubourg ont pris des ailes. Avec ce tango fut le tango et sa clameur est montée du quartier sordide jusqu'au ciel. Charme troublant d'un...
Lire la suite
Andrés Sanchez Robayna (Canaries) Sur une confidence de la mer grecque