Avec ce tango qu'est gouailleur, gouape et crâneur les ambitions de mon faubourg ont pris des ailes. Avec ce tango fut le tango et sa clameur est montée du quartier sordide jusqu'au ciel. Charme troublant d'un amour qui se fit cadence s'ouvrit sa voie sans autre loi que l'espérance, mêlant rage et absence, et la foi, la douleur, pleurant dans l'innocenc' d'un rythme rigoleur.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p>
</o:p>Dans le miracle de tes notes et leurs promesses sont nées sans y penser les nanas, les gonzesses, lune des flaques déhanchement caresses et un désir brutal dans la façon d'aimer. Si je t'évoque ô tango bien aimé je sens trembler une guinguette sous mes pieds et j'entends ronchonner tout mon passé. Maintenant que ma mèr' s'en est allée je la sens qui vient à pas de loup m'embrasser quand ton chant s'élève au son du bandonéon.<o:p>
</o:p>Carancanfunfa a pris la mer sous ta bannière dans un Pernod mêlé Paris à Buenos Aires tu t'es fait parrain du tombeur, de la putain marraine même de la môme et du rupin. Par toi flambeuse, frime, clodo, taule et dèche, se firent un nom en devenant ton aventure messe de jupes, kérosène, couteaux, blessures, brûlant dans les taudis et brûlant dans mon cœur.
Paroles: Enrique Santos Discépolo (traduit par Jacques Ancet) Musique Angel Villoldo
GLOIRE
<o:p> </o:p><o:p> </o:p> T'es rempli d'pognon, t'es un grand monsieur mais ça marche pas avec moi mon vieux avec ton amour et tes faux serments, va donc voir ailleurs, là tu perds ton temps. Depuis le début moi j'ai deviné que c' que tu voulais c'était m'acheter mais tu sais j'ai un sacré pédigree à une autre port' vas-t'en donc frapper!
Mon p'tit vieux, salut, tu peux déguerpir ! ma jeuness' n'est pas fleur à boutonnière; toute cette gloir' que tu viens m'offrir garde-la plutôt pour une autr' rombière. L'a pas d' cann' mon mec, c'est pas un rupin mais tu dois savoir que d'cœur il est plein; je sais bien que j'suis tout entière à lui y a qu'un' gloir' toujours c'est cell' de l'amour.
Je n'veux ni champagne ni bamboula ni vivre en hôtel dit particulier, et à la voitur' que tu m'offres là je préfèr' l'auto que je vais louer. Je vais te donner un conseil d'ami, pour mettre un point à la conversation: achèt'-toi un peigne et fais-toi sortir un' bonn' fois l'idée de ton bourrichon.
<o:p>Paroles: </o:p>Armando J. Tagini (Traduit par Jacques Ancet) Musique: H.Canaro