Le bol sans fond Gaspard Hons Les abeilles de personne, Le Taillis Pré, 2008 Certains artistes sont incapables de revenir sur l'œuvre terminée parce que, chez eux, toute correction, par contention ou élimination, ne peut se faire que dans le moment même...
Lire la suiteAgir Grâce à leurs traducteurs, dont on oublie trop souvent le rôle essentiel qu'ils jouent dans la la poésie contemporaine, la découverte, au fil des années, de certains poètes étrangers a été pour moi déterminante. Je pense, par exemple, venus de langues...
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Andrés Sánchez Robayna / Antoni Tàpies SUR UNE CONFIDENCE DE LA MER GRECQUE présenté et traduit par Jacques AncetGallimard Ce n'est pas la première fois qu'Andrés Sánchez Robayna travaille avec Antoni Tàpies, mais c'est la première fois que leur collaboration...
Lire la suiteL'infini en morceaux Pour tout poète arrivé à un certain moment de son parcours, se pose un problème crucial : celui de ne pas se répéter et de se renouveler tout en restant lui-même. Cette conversion qui n'en est pas une, Lionel Ray la réussit de manière...
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Jacques ANCET ENTRE CORPS ET PENSÉE publié avec le concours du Centre National du LivreUn ouvrage de 160 pages, au format 11X19 cm. Collection le dé bleuChoix de poèmes établi et présenté par Yves Charnet couverture : Alexandre Hollan « Un vide venu de...
Lire la suiteL'intouchable Israël ELIRAZ Août, à la limite des choses perdues (José Corti) On ne voit pas le monde. On ne voit que du langage. Des mots, pas des choses. Cette description verbale qui nous tient lieu de regard, on l'appelle « réalité ». Mais la plénitude...
Lire la suiteComme si de rien Il ne sait plus faire. Plus du tout.La montagne monte, flotte.Le train-train, la tachequi bouge sur l'œil, ne cacheni ne révèle rien. Il écoute,il regarde, il attend, il oublie 10 juillet 2006 Quelque part, ce qui se cherchecomme un bourdonnement...
Lire la suiteOublier l'heure Où qu'on soit, c'est la même attente. Ce suspens d'après dîner entre une et deux, quand les choses n'ont pas encore perdu tout espoir d'imposer leur présence et découpent la lumière de leurs contours tranchants. Quant au corps... - Oui...
Lire la suiteJorge-Luis BORGES QUELQUES POEMES L'autre, le même, 1964 Spinoza Elles taillent les translucides mainsDu juif, dans la pénombre, les cristaux.Le soir est peur et froid en son déclin.(Au soir qui vient chaque soir équivaut). Ses mains comme l'espace de...
Lire la suite1 Le feu des pierres illuminait les racines aveugles Une offrande de cris où se mêlaient des voix montait du rose des collines L'ombre tremblait Le silence portait toujours les cicatrices de la foudre 2 L'ombre au matin circulait sous les pierres blessées...
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