LE LIVRE DES MIROIRS
[5] En cet endroit, Sidi Ahmed fait une parenthèse, et dit que, par Mahomet , il aurait donné pour les voir tous deux aller, ainsi serrés si fort, de la porte jusqu'au lit, le plus beau des deux cafetans qu'il avait. » (II, XLVIII)
[6] Celui qui a traduit cette grande histoire de l'original écrit par son premier auteur dit qu'en arrivant au chapitre qui suit l'aventure de la caverne de Montesinos, il trouva en marges, écrites de la main d'Ahmed lui-même, les réflexions suivantes : « Je ne puis comprendre ni me persuader qu'il soit réellement arrivé au valeureux don Quichotte ce que rapporte le précédent chapitre [...] Si donc cette aventure paraît apocryphe, ce n'est pas ma faute, et, sans affirmer qu'elle soit fausse ou qu'elle soit vraie, je l'écris. Toi, lecteur, puisque tu es sage, juge la chose comme il te plaira, car je ne dois ni ne peux rien de plus. » (II, XXIV)