Sur la poudre des tuiles, l'oiseau s'ouvre
et se ferme. Son cri perce le ciel.
Du silence coule un visage obscur :
gouttes lentes dans l'ombre du cyprès.
Un visage ? Peut-être un souvenir,
qui peut savoir ? Le temps s'est égaré
dans la fumée des pierres qui s'effritent.
Le vent a fui, brouillant toutes les pistes.
Tout s'est figé en un profil sans âge.
Contre les murs des songes jaunissants
brûlent rongés d'insectes et de mouches.
L'haleine frôle les lèvres. Plus rien.
Seul ce visage aux yeux naissants, la terre
nue, déchirée, la blessure des pailles,
le jour muet où se crispent les choses,
la source éteinte dans la main qui se serre.