• VIENT DE PARAÎTRE

    L'orage vient 

     

    Tu arrives de plus loin.

    On ne sais pas d'où tu es

    ni quel visage tu as.

    On entend une musique

    sous le silence. On voudrait

    la garder trouver un nom

    pour la dire. Mais on n'a pas

    de bouche, pas de main

    pour l'écrire. Seul ce feu

    du désir, l'orage vient.

     

    Editions
    La Porte 
    Yves Perrine, 215 rue Moïse Boudhuin, 02000 Laon 


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  • Vient de paraître aux Éditions TARABUSTE

    rue du Fort

    36170 Saint-Benoît-du-Sault

    Fax 02 54 47 67 65

    Jacques Ancet/Claude Melin

    L'ENTRE-DEUX

    Tirage 100 exemplaires

    sur grands chiffons des papèteries Joahannot,

    tous signés et numérotés

    22,5cmX16,5cm

    40 euros

     

     

    Que ce soit l'éblouissement brusque, l'ombre passante sur ton

    visage, c'est toujours cet instant qui s'arrache à lui-même, et

    toi avec. Tu glisses à travers une douceur de feu, tes mains

    sont des poignées d'étincelles. Très vite, tu as perdu ton nom

    et quand ta bouche parle il en sort le jour: un voyage de syllabes.

     

     

     

     

     

     

     


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  • Andrés Sánchez Robayna / Antoni Tàpies

    SUR UNE CONFIDENCE DE LA MER GRECQUE
    présenté et traduit par Jacques Ancet
    Gallimard

    Ce n'est pas la première fois qu'Andrés Sánchez Robayna travaille avec Antoni Tàpies, mais c'est la première fois que leur collaboration est aussi étroite. " Sans doute parce qu'une même recherche les anime. Par-delà les images familières, les routines perceptives de la réalité, mais en même temps avec elle, avec ses matières, ses objets usés, la quête de cet illimité, de ce vide de formes que traverse une énergie, où tout s'abîme et s'engendre à la fois. "
    A cette double suite de poèmes où dialoguent passé et présent, ténèbres et éblouissement, morts et épiphanies, éternel et éphémère, répond, porté par la même tension, chaque dessin de Tàpies: présence charnelle des empreintes de mains sur la blancheur sans fond de la page, signes désordonnés de ce qui se défait et se fait, disparitions, apparitions. D'où le prix de ce petit livre. Ces affinités, cette fraternité des deux démarches qui, chacune dans son ordre, répond à l'appel, aux sollicitations de l'inconnu
    .

    DEUX ou trois nuages.
    Et puis l'immensité de l'air tremblant,
    dans la brume de l'aube.

    Les paupières
    de la mer surgissaient.
    Surgissaient et frappaient.

    Elles frappaient
    les flancs de la lumière.

    Ces signes là blessaient.
     





    C'ETAIT l'attente, la mer du matin,
    les côtes
    entrevues, solitaires,
    désertes,
    la pupille solaire.

    Quel jaillissement ! Tu pus
    l'ouvrir, une pupille
    entretissée à l'autre, apercevoir
    les côtes, lumière
    entretissée qui se répand de très lointaines pierres
    et traverse la brise,
    pleine d'espace, couvre
    cette théorie d'îles dispersées.
     






    TU ENTENDIS
    presque inaudible, engloutie
    au fond des puits de la lumière,
    une rumeur, une syllabe presque,
    parmi les eaux.

    Elle tombait du tympan,
    dans l'espace
    du non dit, de l'indicible peut-être,
    elle tombait, brève
    rumeur saline, dans le silence.

    Tu l'écoutais naître
    au dicible, de l'inarticulé.
     





    PEU A PEU le soleil, dans son domaine,
    prit possession des eaux, et mit l'ombre
    dans l'écume, créa le grand vide des vagues.

    Ecroulées et soudaines, les vagues
    saluaient le soleil et renaissaient.
    De hautes lueurs dansaient sur la mer d'été.

    Les dieux souriaient sur les eaux brillantes.
    Qu'ils ne meurent pas ces dieux. Qu'ils sourient
    dans l'éternel, la mer soit leur sourire.

     

     


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  • Jacques ANCET

    ENTRE CORPS ET PENSÉE

    publié avec le concours du Centre National du Livre
    Un ouvrage de 160 pages, au format 11X19 cm. Collection le dé bleu
    Choix de poèmes établi et présenté par Yves Charnet
    couverture : Alexandre Hollan

    « Un vide venu de nulle / part, qui souffle, qui traverse / les murs, les arbres, les corps ». C'est à ces vibrations de l'invisible que s'est, du premier jour, vouée la poésie de Jacques Ancet. La poésie de ce sujet neutre qui signe — on le devine à maints indices — à regret, presque, des livres constituant, dans le temps, l'anonyme enregistrement d'une « rumeur muette ». Un sujet toujours au bord de lui-même comme du monde dont le mondoiement n'en finit plus de le fasciner. Jusque dans sa quotidienneté la plus rudimentaire. Écrire scande l'interminable attente d'une plénitude à venir. Dans la nostalgie de l'impossible. Comme signés par personne — rien qu'un masque d'os et de peau... — ces poèmes sont les stigmates d'un témoin brûlé par l'imminence d'une fulgurante apparition. Plus voyeur que voyant, ce poète tient à ciel ouvert un « journal de l'air » où il guette, traque, épie la moindre épiphanie. Chaque brin d'herbe a quelque chose à dire. Tel est le cogito poétique d'un sujet brûlant qui communique aux mots — à l'intervalle blanc qui les sépare autant qu'il les relie — le feu de son expérience la plus vive. Expérience de ce qui fait que vivre devient consubstantiel à dire. Depuis toujours déjà. « L'imperceptible brûle ». Voici, en dernière analyse, la vérité qui consume cette poésie. Ces poèmes qu'on va lire. Dans leur contagieuse ardeur. Ces poèmes qui sont la cendre encore chaude d'une incandescence minuscule et fabuleuse. Quand dire, c'est vivre — entre corps et pensée.

    Extrait de la préface d'Yves CHARNET

    Pour se procurer le livre écrire à

    L'IDÉE BLEUE éditions, 6 place de l'Église, 85310 CHAILLÉ SOUS LES ORMEAUX

     


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  • NU(E) n°37 JACQUES ANCET

    Un nouveau numéro de la revue Nu(e)

    La revue Nu(e), dirigée par Béatrice Bonhomme et Hervé Bosio, est un lieu de travail et de correspondance. Son nouveau numéro est consacré au poète, traducteur, romancier et essayiste :

    JACQUES ANCET

    « Je n'écris pas pour : pour raconter, pour décrire, pour communiquer, établir un dialogue, etc. J'écris par : par impossibilité de faire autrement, par passion, au sens où je subis quelque chose qui me déborde, par désir, par saisissement... Et ce qui me saisit, c'est cet apparaître qui fait de moi un autre. Alors, plus que « chercher quelqu'un», écrire c'est « trouver quelqu'un », ce « latent compagnon », justement, qui ne se fait que dans les mots et pas ailleurs. Un double sans visage, anonyme dont la voix est pleine d'un silence bruissant de voix. Écrire, aimer, sont peut-être un seul et même mouvement de perte de soi et d'apparition, dans ce vide laissé par l'identité, d'une altérité qui éveille celle de l'autre, lecteur ou être aimé. De l'autre de soi à l'autre de l'autre s'établit un rapport qui est moins de réciprocité que de transfert. »


    Le volume de 170 pages que lui consacre la revue, coordonné par Serge Martin (poète, maître de conférence en littérature française contemporaine à Caen), rassemble les contributions suivantes :

    • Un entretien de Jacques Ancet avec Serge Martin, sur le continu de son écriture.

    • Un inédit de Jacques Ancet : « L'égarement ».


    • Des dessins d'Alexandre Hollan.

    • Des créations poétiques et contributions critiques, des textes et témoignages d'amis : Bernard Noël ; Antonio Gamoneda ; James Sacré ; Henri Meschonnic ; Gaspard Hons ; Salah Al Hamdani ; Michel Collot ; Fabio Scotto ; Amelia Gamoneda Lanza ; Yves Charnet ; Bernard Vargaftig ; Béatrice Bonhomme ; Laurent Mourey ; Emmanuel Hiriart ; Ménaché ; Emmanuel Malherbet ; Serge Ritman.
    • Une bibliographie des ouvrages de Jacques Ancet




    Pour recevoir ce numéro, il faut envoyer un courrier sur le modèle suivant:

    Mme/M. :

    Adresse :

    Souhaite : ...... exemplaire(s) du numéro de la revue Nu(e) sur Jacques Ancet. et paie ce jour le montant de ...... x 18 € (+ 2 € de frais de poste), soit au total ....... € à l'ordre de l'Association Nu(e), avec la mention :
    « Souscription J. Ancet» :

    • pour la France : par chèque, c/o Béatrice Bonhomme , 29 avenue Primerose, 06000 NICE

    • pour les autres pays : par virement au compte de l'Association Nu(e) - IBAN : FR76 1831 5100 0004 2667 9641 539 - BIC : CEPAFRPP831.

     


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